12 posts tagged “cinéma”
Non je vous arrête tout de suite, il ne s'agit pas d'un billet traitant d'un évènement marquant (pour certains au moins) s'étant déroulé dans la nuit de samedi à dimanche dernier, pas de rugby ici je vous avez prévenu ! This is england est le dernier film que je suis allée voir, suffisamment bon pour que je vous le conseille. Comme son nom l'indique il s'agit d'un film britannique, ce qui se devine moins facilement c'est qu'il met l'accent sur un phénomène dérangeant de la culture anglaise : la déviance du nationalisme, autrement dit le mouvement skinhead d'extrême droite. Plutôt que de montrer uniquement de grands gaillards à tête rasées se battant Doc Martens aux pieds, Shane Meadows met l'accent sur le "comment tombe t-on dans la déviance" et quelles en sont les limites et dangers.
Le film est prenant, parfois même touchant, le jeune acteur Thomas Turgoose est une perle trouvée lors du casting sauvage mené pour la réalisation du long métrage. Le scénario est fortement inspiré de l'adolescence du réalisateur et se déroule en 1983, à l'époque il avait le même âge que le gamin qu'il met en scène. Un vrai gamin de la rue, un mélange d'innocence et de dureté qui explose l'écran. Tout le génie du film repose sur les épaules de ce jeune protagoniste d'à peine 12 ans qui montre avec brio toute la difficulté du passage à l'âge adulte.
" This is England a été récompensé par le prix du meilleur film lors des British Independant Films Awards et a également reçu le prix du jury du festival de Rome ainsi que celui du festival de Paris en 2007. "
C'est anecdotique mais après être tombée d'amour pour My Summer of love en 2005, je pense depuis que le Meilleur Film Anglais de l'année est toujours à voir. Je ne suis pas amoureuse de la culture britanique et pourtant j'aime tout ce qui se dégage de ces films anglais. On y retrouve une véritable authenticité dans les rôles, une sensibilité paradoxalement dure et à fleur de peau, quelque chose de contradictoire et de presque fascinant. J'aime ces films car ils ne tombent jamais dans le trop facile, et utilisent même à bon escient les clichés, comme en atteste le générique de This is England. Le résultat esthétique est toujours très soigné, quasi parfait, sans même parler des bandes originales qui sont, elles aussi, toujours très bien choisies.
Après que le patrimoine s'offre à nous le temps d'un week-end c'est au tour du cinéma qui comme chaque année ne manque pas une occasion de nous rappeler que le téléchargement saimal et qu'en le pratiquant vous manquez (entre-autre) tous les petits crépitements qui donne tant de charme aux oeuvres cinématographiques... Donc cette semaine c'est la Rentrée du cinéma, ça a commencé hier et ça se finit dimanche prochain.
Comment ça marche ? Chanceu(se) vous avez un(e) amoureu(se) à disposition, pas de bol vous n'avez qu'un(e) ami(e) aussi célibataire-endurci(e) que vous, rassurez-vous ça marche aussi, vous l'embarquez avec vous, vous vous mettez d'accord pour voir le même film et vous divisez la note en deux, sachant que vous ne paierez qu'une place + 1€. Soit aux alentours de 3,50 € par personne, ça le fait non ?!
Opération complémentaire à la Fête du cinéma et au Printemps du cinéma, la Rentrée du cinéma favorise la séance de cinéma à plusieurs. Entre amis ou en couple ce qu'on retient du film vu en salle obscure c'est souvent le partage des mêmes émotions au même moment et les longues discussions qui suivent au café du coin... Un délice.
Visitez le site officiel afin de voir les films à l'affiche, après vous avoir donné mon avis je vous suggère de vous faire le vôtre sur Sicko et 4 mois 3 semaines 2 jours. Quant à moi je me laisserais bien tenter par Mon frère est fils unique et La question humaine dont j'entends beaucoup parler en ce moment. On m'a aussi conseillé La vengeance dans la peau, Matt Damon sur grand écran je ne dis jamais non ! Je vous quitte avec les images à fleur de peau du dernier joli film que j'ai vu, il s'agit de la Caméra d'Or du festival de Cannes, Les méduses, les plus sensibles d'entre vous aimeront à coup sûr.
On dira ce qu'on voudra un cinéaste qui parcourt en long, en large et en travers les systèmes d'assurances maladies de 5 pays différents ne peut pas être froncièrement stupide, mauvais ou encore borné. Il en a fallu des kilomètres pour arriver à Sicko mais aussi du temps pour monter ce reportage, projet de longue haleine qui trainait dans la tête du Moore depuis 1999. Le projet a été mis en attente suite aux évènement consécutifs de Colombine et d'Irak qui ont donné Bowling for Colombine et Fahrenheit 9/11. Après une Palme d'Or et un Oscar, c'était un défi de faire de ce nouveau long métrage un succès. Mais je pense que le plus important pour Michael Moore était là de trouver le ton et la manière la plus appropriée de parler aux américains. C'est avec ses tripes, son coeur et sa caméra qu'il veut faire bouger son pays. Et après avoir vu le film, je pense qu'on peut dire qu'il y est arrivé. De l'humour (noir), du cynisme, du drame, de l'émotion... Du grand Michael Moore.
Ok c'est un brin exagéré et ça ne montre qu'une partie de la vérité. Mais ce n'est pas du faux ou du préfabriqué, le cinéaste à récolté plus de 25 000 e-mails en l'espace d'une semaine suite à un appel à témoignage sur son site. Ça reste un reportage, pas de la télé-réalité. Bien sûr c'est orienté, bien sûr tout est fait pour vous faire changer d'opinion, mais bien sûr aussi il y a des raisons. Enfin vous l'aurez compris, je vous le recommande, il FAUT le voir !
Pas étonnant qu'une standing ovation d'une quinzaine de minutes eu lieu suite à la projection du film à Cannes, hier encore dans mon petit cinéma de Province la salle n'a pas pu s'empêcher d'applaudir. J'ai pleuré, j'ai ris, j'ai réfléchi, j'aime ces films qui ont du tempérament et savent vous mettre dans tous vos états.
Un autre avis
Le site officiel du film
Epouser un canadien (si vous allez voir Sicko, restez jusqu'à la fin du générique)
+ un extrait du très bon article du Nouvel Obs "Détesté par les républicains, haï par les bien-pensants, voué aux
gémonies par des témoins qui ont constaté son comportement dictatorial,
il a été insulté publiquement par le président des Etats-Unis (« butterball»,
gros plein de soupe). Cible de sites anti-Moore qu'il se fait un
plaisir de financer (c'est dans le film), il représente le
politiquement incorrect. «Il y a
dix-huit ans, dans «Roger & Me», je me suis attaqué à General Motors. On m'a
traité de dingue. Aujourd'hui, General Motors est au bord de la faillite. Je me
suis attaqué au lobby des armes à feu avec «Bowling for Columbine», et on m'a
traîné dans la boue. J'ai dénoncé les liens de Bush avec la famille Ben Laden,
et on m'a transformé en affreux délateur. Mais j'avais raison sur tous les
points. Ca me suffit.»"
Prochainement j'irais voir et je vous parlerais des méduses.
Autant faire tomber le suspense d'entrée de jeu : je n'irais pas jusqu'à vous recommander cette Palme d'Or. Je suis pourtant habituée à voir des films d'art et d'essai, du cinéma d'auteur, mais là je suis tout simplement déçue. Peut-être que je suis trop exigeante aussi mais j'attends plus d'un
film qui reçoit La Récompense Suprême. Que l'on s'entende bien : 4 mois, 3 semaines, 2 jours n'est pas un mauvais film.
C'est même un film très intéressant, qui traite d'un sujet délicat au sein d'une situation
historique, un "quelque chose à savoir" qui n'est pas raconté dans les
livre d'histoires et que seul un cinéaste peut nous révéler avec autant d'humanité. En outre
l'avortement clandestin d'une jeune roumaine en 1987.
J'aime ces films froids venus de l'Est, où très souvent les personnages ont une retenue que nous ne connaissons pas, où les non-dits prédominent et où l'on s'attarde volontiers sur les regards et attitudes des personnages pour en découvrir leur secrets. Pour moi le problème c'est qu'ici rien ne transcende des images, peu d'émotions, même pas une larme ou un frisson. Un film froid, sans le petit plus qui fait que. Un film qui s'évapore quelques minutes après son visionnage n'est pas pour moi un "excellent film". Pour ce genre de film (dramatique) j'aime quand je sors estomaqué du cinéma, en avoir des crampes dans le ventre, le souffle presque coupé, ne plus trouver ses mots pour décrire ce que l'on ressent à l'instant même, se dire qu'il faudra encore quelques heures, quelques jours ou même quelques semaines pour digérer ce que l'on vient de voir.
Plus que l'histoire en elle-même ce que je retiendrais de ce film est une amitié hors-paire entre les deux protagonistes, deux filles, dont l'une réellement prête à tout pour soutenir l'autre. On se demande toujours ce qu'il se serait passé dans le cas inverse, je dois dire que je me suis pas mal reconnue là dedans.
Avant la palme, le long-métrage avait reçu en mai le prix de l'éducation
nationale
pour
ses "qualités artistiques et pédagogiques", je comprends beaucoup plus
cette récompense là et encore plus que le ministère de l'éducation
souhaite diffuser le film dans les collèges et lycées.
Un bon film qui, pour moi, ne vaut cependant pas Dancer in the Dark, Le Pianiste, Elephant, ou encore Le vent se lève, précédentes palmes. Je ne vous dirais pas de ne pas aller le voir, je vous recommanderais même de lire un autre avis, ici par exemple.
Le ralentissement des mises à jour de ce blog - comme beaucoup d'autres - a été conséquent durant cette période estivale qui touche - bien heureusement - à sa fin. C'est la rentrée et on a tous un peu de retard à rattraper, alors pour vous faciliter la tâche j'ai décidé de rédiger un petit billet récapitulatif des évènements (passés ou à venir) qui me semblent importants en cette rentrée 2007.
Pendant que notre nouveau président à talonnettes retrouvait sa Cécilia, que Ségolène quittait son François, que Paris Hilton purgeait sa peine de prison et que Brithney perdait ses cheveux il s'en est passé des vraies choses importantes ici, sur le web ! Tout d'abord on ne peut pas passer à coté de l'apogée des réseaux sociaux et du micro-blogging. On ne peut que saluer le succès de Facebook (tout récemment complimenté par Loïc Le Meur qui a d'ailleurs profité de l'été pour s'exiler à San Franciso) qui vient rejoindre celui de Myspace, ou encore ceux de Mybloglog ou Ziki qui n'avaient pas attendu l'été, mais l'on notera que ce dernier a profité des vacances pour faire peau neuve avec une nouvelle version encore plus 2.0, pour encore plus de visibilité et d'identité numérique.
En ce qui concerne le microblogging, Twitter et ses textos gratuits rencontrent un succès fous chez les bloggeurs qui entament avec la rentrée leur premières cures de désintoxication. Quelques bloggeurs cools et moi avons préféré Pownce, bien plus joli et convivial. J'ai aussi adopté un nouveau service de billets courts qui n'est pas encore très connu en France, il s'agit de Tumblr, un petit outil pour se créer un blogounet en deux minutes et trente secondes top chrono. Insertion de textes, de quotes, de vidéos, d'images, ou simplement de bons liens. A personnaliser et à utiliser comme un Moleskin, un petit bloc note de choses à retenir et à partager, oui je crois que c'est comme ça qu'on peut le définir. A découvrir aussi, Soup reprend exactement le même principe mais en plus évolué, vous pouvez y ajouter les flux de tous vos autres services de blogging (Vox, Twitter, Flickr...) une sorte de métha-blog.
Pendant ce temps là, Apple a sorti le plus beau des ordinateurs au monde : l'iMac ... et j'ai enfin compris que si les écrans Macs étaient si chers c'est parce qu'ils n'ont pas besoin d'unité centrale (oui grande révélation pour moi, il était temps) ! Et puis bien sûr l'iPhone.... Aaaah l'iPhone, tant d'encre (ou de code html plutôt) a déjà coulé sur son sujet que je ne rajouterai rien de plus si ce n'est que c'est Orange qui va le commercialiser et que cela m'emplit de joie. Vous devez néanmoins savoir que Google va sortir son concurrent direct le Gphone et que Nokia prépare sa revanche.
Deezer c'est le nouveau nom de blogmusik qui a créé un buzz fou en devenant le premier site à proposer légalement de la musique en ligne, en accord avec la Sacem. Information étonnante largement relayée sur tous les bons blogs frenchies. Niveau communication je retiendrais l'étrange buzz de Renault, leurs publicités bien-pensées, la vidéo-pub participative de Google que je ne me lasse pas de revoir, l'intrigante vidéo d'un éventuel buzz SNCFien, les très bonnes pubs papier Duracell et enfin les pubs tv de la rentrée scolaire Clairefontaine.
Les rendez-vous geek reprennent de plus belle, et pas qu'à Paris puisque désormais les bloggeurs du Sud se coalisent pour boire ensemble des cocktails à la plage, vous pourrez néanmoins sûrement m'apercevoir à la 3é édition
de Blog Party qui aura lieu le 28 septembre à Paris. Pour les sudistes
encore (bloggeuse sudiste represente) un bon plan musique : Rinôçérôse
le groupe montpelliérain que vous avez déjà tous entendu au moins une
fois dans la publicité pour l'iPod, jouera au Zénith Sud de Montpellier
le samedi 15 septembre, les places sont disponibles gratuitement à la
Fnac sur présentation de la carte (sinon contactez moi j'en ai quelques
unes de côté).
Le plus gros buzz cinéma de l'été est sans aucun doute le premier film des Simpsons, suivi de près par Ratatouille le petit dernier des studios Pixar. On rappellera que c'est en ce moment qu'il faut aller voir la palme d'Or 4 mois, 3 semaines, 2 jours et on déconseillera la fille coupée en deux. En revanche, on achète sans hésiter le coffret Sofia Coppola (Marie-Antoinette, Virgin Suicides, Lost in Translation) et on attend avec impatience de retrouver les 5 héroïnes de Sex And The City sur grand écran cette fois, c'est prévu pour 2008.
Côté librairie, tout le monde a du acheter un mini-dictionnaire anglais-français à glisser dans les valises pour pouvoir lire et surtout comprendre le septième tome des aventures d'Harry Potter. Pour ma part, pas très fan de ce style et beaucoup moins hype j'ai préféré dévorer L'écume des jours de Boris Vian, s'il n'est pas encore dans votre bibliothèque je vous le recommande. A noté en cette rentrée : penser à feuilleter le dernier Amélie Nothomb Ni d'Eve ni d'Adam.
On le sentait venir depuis quelques années mais c'est maintenant
officiel Hello Kitty est LA star de la nouvelle génération et de cette
rentrée par la même occasion. Après avoir envahie les "joyeux repas"
chez MacDo, on ne
peut désormais plus la manquer chez H&M (rayons fillette) et
Monoprix (promotions et affaires scolaires). Pour rester chez les
animés et pour terminer sur deux excellentes nouvelles : Pikachu,
Rondoudou et Salamèche nous font le plaisir de s'adapter à la Nintendo DS et votre série préférée South Park re-signe pour 3 ans et ça saivraimencool !
Voilà ! Toutes mes félicitations si vous avez tenu jusque là, je voulais juste préciser que je ne suis pas (encore ^^ ) journaliste, et qu'il est évident que c'est tout à fait subjectif comme interprétation de l'actualité de ces dernières semaines. J'ai dû oublier tout un tas de trucs importants, mais je tenais simplement à partager un peu du quotidien des lectures d'une Netvibes-girl car même si j'ai peu écrit cet été, j'ai beaucoup lu ! (Vive les flux RSS, d'ailleurs si ce n'est pas déjà fait pourquoi ne pas vous abonner ?) Et quitte à faire un billet fourre-tout j'en profite pour bisouiller justement ces bloggeurs que je lis assidûment et qui m'ont recommandé au BlogDay :
Merci Cedric
Merci Bastien (Exo-Tech)
Merci Damospace
Merci Digiboy
Merci Romain (Woueb)
Et puis aussi merci Loïc Qui-travaille-avec-moi car c'est une bonne source d'inspiration et qu'il me tanne toujours pour avoir une dédicace dans mes billets ;)
Un film en ce moment à l'affiche à nous conseiller?
Suggéré par Tylers.
Persepolis je vous en avais parlé en Avril, souvenez-vous. Aujourd'h'ui c'est le film évenement dont tout le monde vous parle, il a été récompensé par le prix du jury 2007 à Cannes et depuis ça buzz, ça buzz...
Pour rappel c'est la bande dessinée de Marjane Satrapi édité en 4 volumes qui a été adapté en film d'animation avec les voix de Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve et Danielle Darrieux.
C'est tout sauf un concentré du 20 heures, c'est chaud et touchant, c'est des morceaux bien choisis d'une enfance et adolescence mêlant humour et mélodrame. Ces images essentiellement en Noir et Blanc (comme la bédé) vous font ouvrir les yeux sur le statut et le vécu des réfugiés, sur une évènement historique. On pourraitt donc parler facilement de film instructif mais ce n'est pas seulement ce que je retiendrais... C'est avant tout une histoire personnelle, une histoire avec des tas de petites anecdotes comme on en raffole, celles qui font remonter les pommettes et oublier les larmes encore chaudes au coin des lèvres. Un journal intime racontant doutes, blessures de coeur, amour familial, difficulté d'adaptation/intégration, innocence enfantine, crise d'adolescence, bonheur d'être avec ceux qu'on aime...
C'est avec conviction que je vous invite à passer du rire aux larmes et vice-versa en allant voir ce chef d'oeuvre.
En savoir plus et en voir plus.
Le bonheur d'Emma a hier en fin d'une belle après-midi, fait le mien. Il faisait la une de la gazette d'Utopia en qui j'ai toujours confiance, ils savent choisir les films, ils savent bien choisir les film. Ils sont d'ailleurs remerciés pour cela puisque le bonheur d'Emma ne sort officiellement que le 13 juin. J'ai lu la critique a toute vitesse en me dirigeant vers le Palais des Papes qui cache ce délicieux cinéma d'Art et d'essai. La critique disait que ce film nous fait oublier les autres, c'est exactement ce que j'ai ressenti en sortant de la salle. On se dit "c'est la plus belle histoire que j'ai jamais vu", on ose même pas comparer, on ne voudrait rien gacher mais on ne peut s'empêcher de penser que Roméo et Juliette à côté c'était de la pacotille. Comment peut-on mettre autant de poésie, de tendresse et d'émotions dans un film qui commence par l'égorgement d'un cochon entremêlé à une histoire de concessionnaires de voitures plutôt louches ? Le synopsis n'est pas réellement séduisant, c'est très souvent le cas dans ces films où l'on vit les choses plus qu'on ne les écrit. Des scènes, des situations, des paroles, des regards, des silences, tout est simple et pourtant le cocktail est explosif. On en sort la gorge nouée, les jambes raides, le ventre retourné, les yeux dans le brouillard. On aime cette fille de la campagne bien qu'elle soit en apparence l'opposition même de ce que l'on est, au fond on est si proche, on est les mêmes. On aurait aimé vivre ça aussi, ça c'est une situation sur laquelle on ne peut pas mettre de mots. C'est un bonheur intense mais éphémère.
Cyril si tu passes par là, vas le voir dés que tu peux, tu vas adorer ton nouveau film de l'année.
Il a reçu de très nombreux prix, il n'y a qu'en allant le voir que vous comprendrez vraiment pourquoi.
Le site officiel : www.lebonheurdemma.com
...et fichez moi la paix les amoureux ! Puis ne vous asseyez pas à côté de moi, et non c'est pas parce que vous êtes deux et que vous ne trouvez pas de place que je vais me décaler ! (d'jà que vous êtes prioritaires sur les trottoirs ça va hein..)
Allez tout le monde au ciné ! Ce soir , demain et après-demain, vous savez où me trouver !
C'est le printemps du cinéma ! Et même que sur le site c'est mon amoureux qui chante ! Jack : juste je t'aime !
Combien de temps s'est écoulé depuis mon dernier film commercial dans un bon Pathé, avec des sièges avec accoudoir prévu pour pop-corn et Coca-Cola, avec un son beaucoup trop fort ? C'était il y a deux mois je pense pour la soirée de l'association ciné fils et filles de l'Université d'Avignon. Nous étions allés voir Carrie, un film de De Palma avec John Travolta, dans le grand complexe Pathè Cap Sud. Une grande salle nous était réservée, étudiants et professeurs avaient joué le jeu : la salle était envahie par les années 70, les filles portaient des robes à paillettes ou à pois, avaient des bandeaux ou des serres têtes dans les cheveux, certaines avaient même misées sur la mini-jupe tandis que d'autres avaient ressorti leur plus beaux badges, les garçons eux avaient lissés ou au contraire ébourifés leur cheveux, ils avaient osé le noeud pap' ou la cravate, et parfois même le pantalon pattes d'éph'. Une nuit mémorable qui s'était finie par un bal de promo au sein même de l'Université (et pas par effraction!), avec bien sûr la célèbre élection du roi et de la reine de la soirée.
Bref autant dire que je ne vais que très rarement au cinéma "commercial" depuis que j'ai découvert Utopia en arrivant à Avignon et avec lui les perles du cinéma d'Art et d'essai. Mais quand je discute ciné avec des personnes hors de ma promo je me rends bien compte du décalage, que se passe t'il au ciné du coin ? Oui parce qu'en plus je ne regarde plus tellement la télé... Un peu larguée sur un sujet que j'aime pourtant... Et puis les comédies romantiques, les thrillers j'aime, j'aime beaucoup même, si je suis fachée avec les ciné-comédies françaises je ne le suis pas avec le cinéma Américain, et surtout les acteurs Américains ! Numéro 1 du fan club de Brad, et très bien classée dans ceux de Georges, Matt, Ben, Josh, ou encore Jude je me dois de me remettre au goût du jour !
Et c'est là que Jude, un acteur que je trouve hors du commmun, me fait un très beau cadeau : mercredi sort "Par effraction" (titre original : Breaking and Entering) un drame d' Anthony Minghella qui n'est autre que le réalisateur d'un de mes films préférés Le talentueux Mr Riplay mais aussi du Patient Anglais (neuf Oscars dont celui du meilleur réalisateur) succès internationaux. Anthony Minghella ne s'est pas contenté de réaliser le film, il a aussi écrit le scénario, qui me botte bien! Dans ce film on retrouve Juliette Binoche aux côtés de Jude Law qui a beaucoup apprécié de travailler avec notre grande actrice française , et aussi la belle Robin Wright (qui jouait notamment la compagne de
Forest Gump). La bande annonce m'a donné envie de me remettre au pop-corn, je pense aller baver devant Jude sur grand écran cette semaine...
Afin d'en apprendre plus sur le gang, Will s'arrange pour sympathiser avec Amira mais rapidement, des sentiments imprévus surgissent... Pour Will, c'est le début d'une plongée au coeur d'un autre univers que le sien, et au plus profond de lui-même.
Pour voir la bande annonce en VOST c'est ici.Voici la liste des principaux vainqueurs aux Oscars 2007:
Meilleur film: "Les infiltrés" de Martin Scorsese
Meilleur acteur: Forest Whitaker ("Le dernier roi d'Ecosse")
Meilleure actrice: Helen Mirren ("The Queen")
Meilleur réalisateur: Martin Scorsese ("Les infiltrés")
Meilleur second rôle masculin: Alan Arkin ("Little Miss Sunshine")
Meilleur second rôle féminin: Jennifer Hudson ("Dreamgirls")
Meilleur film étranger: "La vie des autres" (Allemagne, Florian Henckel von Donnersmarck)
Meilleur film d'animation: "Happy feet" (George Miller)
Meilleur scénario original: "Little Miss Sunshine" (Michael Arndt)
Meilleure adaptation: "Les infiltrés" (William Monahan)
Direction artistique: "Le labyrinthe de Pan" (Guillermo del Toro)
Meilleur documentaire: "Une vérité qui dérange" (Al Gore)
L'Oscar de Scorsese, le premier à 64 ans, met fin pour lui à une série
noire de cinq nominations sans victoire depuis 1981. «Les infiltrés»,
sanglant thriller sur la pègre de Boston, a en outre remporté l'Oscar
de la meilleure adaptation et du meilleur montage, se plaçant en tête
du palmarès de la 79e cérémonie hollywoodienne avec quatre trophées.
Côté acteurs, l'Académie des arts et des sciences du cinéma a comme
attendu distingué l'Américain Forest Whitaker pour son portrait du
dictateur ougandais Idi Amin Dada dans «Le dernier roi d'Ecosse» et la
Britannique Helen Mirren, Elizabeth II dans «The Queen» de Stephen
Frears. Récompensé pour le meilleur scénario original lors de la
cérémonie des Césars,
«Indigènes» (qui concourrait sous les couleurs algériennes) a été
devancé dans la catégorie du meilleur film étranger par «La vie des
autres» (Allemagne).
J'aurai voulu que Little Miss Sunshine ou Babel soient les meilleurs films de l'année, au final je louerai les infiltrés que je n'ai pas encore vu! Très contente pour l'Oscar du meilleur film étranger, La vie des autres que j'ai vu cette semaine et que j'ai vraiment adoré, même si au départ le synopsis n'est pas tentant, pas plus même que la bande annonce, il faut absolument voir ce film d'un bout à l'autre, on en ressort la tête pensive, la tête rêveuse, on se dit qu'au fond il existe des gens biens, même ici, dans ce monde là.