Atelier d'écriture
Je participe à un atelier d'écriture depuis deux ans à la fac et j'avais envie d'en partager un petit bout avec vous.
Consigne : c’est l’été et …
Inspiré par Richard Morgière « un petit homme vu de dos » c'est l'été, décrivez le déroulement d'un moment en utilisant le présent, vous avez entre 4 et 10 ans
C'est l’été et je suis contente, aujourd’hui on va à la mer. Mes jouets de plage remplissent le coffre de la voiture de papa, maman a mis sa jolie robe bleue et m’a comme d’habitude préparée comme une poupée. Dans la voiture je suis assise derrière papa qui conduit, maman me tend un chewing-gum pour que je ne sois pas malade, Stéphanie qui est derrière maman, a quand même pris des sacs plastiques au cas où. J’attends qu’une chose : qu’on traverse la Camargue, j’aime regarder les chevaux, les taureaux et surtout les flamants rose, j’ai l’impression qu’on est en voyage en Afrique et que derrière les roseaux se cache un éléphant. Arrivé à la plage il faut installer le parasol, papa fait un trou et comme d’habitude je l’aide, maman m’a mis une casquette style gavroche rayée jaune et blanc il parait que c’est à la mode, elle, elle bronze déjà en commentant son femme actuelle avec ma grande soeur. Papa m’amène faire de la plongée près des rochers, à travers mon masque je le vois toucher des crabes et je le trouve vraiment fort papa. Moi beaucoup moins courageuse j’en ramasse un sur le bord de la plage, un mort bien sûr, et je le pose délicatement sur le nombril de maman qui fait semblant d’avoir très peur en se réveillant. On va se baigner toutes les deux, on s’éclabousse surtout et puis elle me dit que j’ai les lèvres bleues et que je dois aller me sécher. Alors on marche jusqu’à la douche et à mi-parcours on va beaucoup plus vite car le sable est brûlant, et puis il faut faire attention le sable est plein de trucs qui piquent et j’aime pas ça. Une fois que je suis dessablée maman me porte jusqu'à la serviette car je déteste avoir les pieds pleins de sable. Elle me pose sur sa serviette avec les poissons multicolores qui s’embrassent sur la bouche, je l’adore. Et puis elle me couvre avec la mienne, plus petite qui fait juste ma taille des épaules aux pieds. Là j’ai l’impression qu’il ne peut rien m’arriver, je sens le soleil me réchauffer. Maman me donne des barquettes pour le goûter il est déjà quatre heures. Stéphanie et moi on va ramasser des coquillages dans nos seaux, je jouerai avec plus tard. En repartant papa ne veut pas qu’on mouille les sièges de la voiture alors on s’assoit sur nos serviettes de plage qui bien pliée épongent nos maillots dégoulinant de la dernière baignade qui bien qu'irrésistible n’était pas autorisée. En monokini à motifs coccinelles et papillon rose sur les côtés, les cheveux tout mouillés et en batailles maman constate dans la glace du rétroviseur que je n’ai plus grand-chose d’une princesse. Moi je m’endors la tête sur les genoux de ma grande soeur en rêvant des éléphants en Camargue. Ce soir j’aurai mal partout même si maman me passera de la « crème fraîche » sur tout le corps et que je dormirai dans mon tee-shirt en coton mauve, tout doux, spécial coup de soleil !
Comments
Les garçons à l'époque je m'en rappelle c'était tous des méchants, ils m'éclaboussaient quand j'allais délicatement touché l'eau (glacée) de la pointe des pieds.. ^^ Et après ils faisaient moins les malins quand je voulais plus jouer avec eux!